Louis Vuitton, Marc Jacobs, Starbucks : les meilleurs usages de Foursquare

Article publié sur INfluencia

Avec 100 000 nouveaux utilisateurs par semaine et un check-in toutes les dix secondes, Foursquare vient de passer le cap des deux millions d’utilisateurs. Nous avons identifié pour vous quatre tendances majeures dans l’utilisation de ce réseau pas comme les autres

Foursquare est un réseau social ludique reposant sur une technologie de géolocalisation sur les smartphones. Depuis son lancement en mars 2009, nombreuses sont les marques qui ont tenté de réfléchir aux possibilités du service dans quatre grandes directions.

Outil de gratification socio-émotionnelle

C’est sur le principe de gratification socio-émotionnelle que repose le concept de badges, accumulés au fur et à mesure des check-ins.
Le badge “Fashion Victim” de Marc Jacobs, le “Louis Vuitton Insider” ou encore le “Elite Shopper” du magasine Lucky – tous reposent sur le même concept : entraîner le public dans un jeu urbain. C’est grâce à un système d’indices divulgués par la marque que l’on peut identifier les endroits où il faut effectuer un check-in. Il suffit ensuite de laisser la magie Foursquare opérer et là, c’est la consécration ! Le badge. Un simple clic et vous voilà “Fashion Victim”. C’est même Marc Jacobs qui le dit!

Lancement de produit

On retiendra de 2010 l’opération “CatchaChoo” de Jimmy Choo. A l’occasion du lancement de sa ligne de chaussures de sport, le créateur a créé une course poursuite dans la ville de Londres, avec une paire de sneakers à la clé, les cachettes étant révélées par un système de check-ins. Une idée simple qui en a fait courir plus d’une.
Plus récemment, c’est Barbie qui a fait parler d’elle avec le lancement de “Barbie Video”. Pour promouvoir son système de caméra intégrée, Mattel a choisi de se servir de Foursquare. L’idée : la célèbre poupée part en vacances, direction San Francisco, Los Angeles, Chicago et New York. Pour gagner une Barbie Vidéo, il suffit d’identifier un lieu de rendez-vous secret et, une fois sur place, de relever le défi lancé par les street teams Barbie. Les aventures de Barbie ont commencé le 20 juillet et devraient durer une bonne partie de l’été.

Intégration de contenus

HBO, Bravo, History Channel… Voici quelques exemples d’intégration de contenus réussis permettant à Foursquare de toucher un nouveau public, plus large. Bravo est allé loin mêlant jeu concours et système multi-badges, le tout reposant sur ses contenus télévisuels. La chaîne a ainsi transformé l’ensemble de ses programmes télé réalité (“The Millionnaire Matchmaker”, “The Real Housewives” ou encore “Top Chef”) en véritables usines à création de contenus.

Programmes de fidélisation

C’est Tasti D-lite qui a ouvert le bal avec son programme de “TreatCards”, carte de fidélité directement connectée à Foursquare et générant des check-ins automatiques.
Dans la même série, le badge “Barista” de Starbucks est obtenu après cinq check-ins. Pour l’instant pas de café gratuit à la clé, mais cela ne saurait tarder. Starbucks envisage de passer à la vitesse supérieure et d’utiliser Foursquare à de nombreuses fins: remise de prix, invitations à des événements privés, partage de photos ou encore système de notation de la qualité du service. Affaire à suivre.
Évoquons enfin le programme de fidélisation lancé par Domino’s Pizza en Angleterre. L’idée: réduire les coûts de livraison en incitant les consommateurs à se déplacer chez Domino’s. Une exécution simple: un accompagnement gratuit par check-in. Une pizza gratuite pour les Mayors (les Maires). En quelques mois, on voit déjà les résultats de l’opération avec un profit brut grimpant de 29% sur le territoire. Un succès que la chaîne de pizzas attribue largement à ses initiatives social media et notamment sa promotion Foursquare.

Des usages créatifs et, comme le montre le cas Domino’s… lucratifs! Foursquare est un réseau social à suivre de près.

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Fight the Taylorism syndrome, the 21th century will be the century of integration. 

More than a century ago, Frederick Taylor had a great idea that really changed the way we worked. His theory was all about production rationalization and increasing the rate of production by all means. With his Scientific Management theory, he managed to reinvent the production lines.

Although this theory has social limits we are all aware of (monotony of tasks and all that), the scientific management approach ruled our world for the past century. It has been revisited, reinvented and found many iterations over the last 100 years, but all in all, no one really ever called it into question… for a simple reason: it worked!

In short, Taylor’s theory always gets back to the same two fundamentals – increasing productivity by fragmenting. Fragmenting the tasks. Fragmenting the people.
Let’s take a moment to look at how the Taylorism principles apply to what we all do everyday.

Specialization – Fragmenting the tasks

Taylor’s theory is all about specialization: breaking down every job to its minuscule components. Each worker repeats the same task over and over again – the task he is best at.  Smart isn’t it? Take people for what they are good at, and have them focus on that single skill – increase productivity and therefore efficiency.
Agencies and clients managed to perfectly translate Taylor’s principle of specialization. We now have a bunch of experts: R&D, marketing, sales, digital, retail, promotion experts and so on. All these experts focus on what they are good at. This is the story of the 20th century organizations. Siloization.
In that context, collaborative processes become more and more difficult to implement, making it extremely challenging to work together.
This becomes a real problem when we talk about Integrated Marketing Communications (IMC). Don’t get me wrong, I am not saying that we don’t need specialists. We do need experts, and we will always need experts, but these experts need to work together.
In Taylor’s model, team work was very limited and had to be as regulated as possible. Teams could be created only with management permission and couldn’t not exceed 4 people and a maximum of a week. Taylor’s approach of teamwork is in intrinsic opposition with what we are trying to achieve when talking about integration since IMC is all about collaborative processes and cooperation.

Individualization – Fragmenting the people

Taylor’s model was build to isolate workers and to prevent them from communicating the ones with the others. This is the idea that « Time is Money » and that workers shouldn’t spend time interacting since they don’t need to!
In Taylor’s model, each worker is rewarded individually, based on his own production rates – a smart way to make sure each single employee gives the best of himself, works more, and more, …and more.
This principle was also applied by agencies and clients. The history of the 20th century is all about incentives to the individuals. We reward people for what they do and  give them incentives to get better at what they do, and only what they do.
We made sure each of the budgets were well separated. A trade budget. A marketing budget. An R&D budget… and so on.

Such a principle is exactly what we are trying to condemn when talking about IMC. Integration is all about collectivity. It is all about incentives for people to work together. It is all about breaking these individuality approaches. It is all about thinking as a whole, working as a whole and only collective incentives can allow to do so.
Taylor’s idea « Pay the worker, not the job » seems to be build in opposition to what IMC means. IMC is about rewarding for the Job (ultimately integration) and not the worker as an individual (e.g. the individual components).

What Taylorism has been driving to is no longer something we can live with and think with.
By applying the Scientific Management principles to what we do, we made things much more complicated than they should be. We made collaboration very difficult. We made it hard for people to follow the same unique goal, and we made media-neutrality hard (not to say impossible) to achieve.
It is time to change. It is time to stop doing what we have been doing for 100 years because we thought it was more efficient. In today’s world, it is not. Sorry Frederik!

And the winner is…

… French Connection, première marque à se lancer dans le monde effrayant de Chatroulette.

Qui réussira à séduire sur la machine à chatter? Voilà donc le défi que la marque lance à ses consommateurs.
Au menu: 250£ de bon d’achat French Connection.
Un contrôle dit intense – cela reste à voir: un screenshot et un copy paste de la conversation Chatroulette suffisent pour participer au challenge.

Si l’on peut s’interroger sur les modalités techniques de l’initiative, il n’en demeure pas moins que French Connection ouvre le bal d’une danse qui risque de durer un petit bout de temps.
Alors qu’agences et annonceurs réfléchissent à l’utilisation possible de l’outil Chatroulette, on peut s’attendre au meilleur (et au meilleur du pire) pour les mois à venir.

Des codes barres qui racontent des histoires

Suite au commentaire de Choupie, je me suis penchée sur l’univers des flashcodes.

Il y a eu pas mal de news en France de ce côté là. Cette été, la sortie du livre « Le sens des choses » par Jacques Attali a fait pas mal de bruit. Forcément, c’était le 1er hyperlivre en France. Et ça donnait ça.

Puis j’ai découvert deux blogs spécialisés qui valent le détour si vous voulez vous tenir au courant de l’actu du flashcode: mobilecrossmedia et leflashcode.blogspot.

Et là, Ôôô surprise!, j’ai appris que la RATP aussi, se lançait dans l’aventure! Vous étiez au courant? Si oui, mille excuses, la nouvelle n’a pas encore traversé l’Atlantique.

Le lèche vitrine vu par Google


100 000 restaurants, cafés, et boutiques viennent d’être sélectionnés par Google pour faire partie du nouveau service “Google Favorite Places”, “Endroits préférés par Google”.

Les petits chanceux ont reçu un autocollant, avec un code barre prêt à être disposé sur leur vitrine.
Il suffira d’un mobile avec appareil photo pour scanner le dit code barre et tout savoir sur l’entreprise et ce qu’en pensent les consommateurs.
Voici une petite vidéo qui vous expliquera, bien mieux que moi, en quoi tout cela consiste.

Des bons de réduction que l’on aurait (enfin) envie d’utiliser?

A découper, à détacher, au fond d’un paquet de céréales ou au dos d’un ticket de caisse: les bons de réduction font partie de notre quotidien.
Faire des économies, oui… mais à quel prix?
Si l’idée d’économiser quelques euros n’est sans déplaire, le bon de réduction n’est franchement pas pratique et finit souvent oublié au fond d’un tiroir.
L’arrivée du coupon de réduction à télécharger et imprimer chez soi a rendu tout cela plus commode, mais la véritable révolution du coupon de réduction sera mobile et orchestrée par Google qui vient de lancer, fin novembre, un service de coupon mobile. Il suffit aux commerçants d’ajouter leur bon de réduction au listing du Google Local Business Center. Lorsque le consommateur effectue une recherche de lieu sur son smartphone, il se voit suggéré des bons de réduction ciblés par critère géographique.

Les “Favorite Places” ainsi que les coupons mobiles de Google sont pour le moment une exclusivité américaine, mais en attendant, voici la version parisienne du service.
A défaut du Paris préféré de Google, on pourra y découvrir les endroits préférés de personnalités comme Julie Depardieu, Louise Bourgoin, ou encore Kristin Scott Thomas.

Foursquare, nouveau réseau social à la conquête du vieux continent

Foursquare vient de se lancer à Paris et dans quatorze villes européennes*. Mi réseau social, mi jeu, ce service connaît une croissance exponentielle aux Etats-Unis depuis quelques mois.

Le concept est simple: se servir des villes comme de grands terrains de jeu.

Partout où il va, l’utilisateur est invité à utiliser son téléphone pour donner son emplacement et effectuer un « check in » – l’information est alors diffusée à l’ensemble de son réseau. Simple et efficace, l’outil, qui utilise une technologie de géolocalisation sur les smartphones permet aux membres de partager instantanément le lieu dans lequel ils se trouvent et de localiser leurs proches en permanence, et en temps réel.

Foursquare vous prévient également lorsque l’une de vos connaissances se rend dans un lieu à proximité de chez vous, ou met à jour les informations de vos endroits préférés (adresse erronée, fermeture temporaire ou définitive, changements d’horaires d’ouverture, etc.).

L’ancêtre de Foursquare n’est autre que Dodgeball, acquis, puis abandonné quelques mois plus tard par Google. Dennis Crowley en a alors repris les rennes et a officiellement relancé le concept sous le nom de Foursquare cet été à Austin, lors du festival South by Southwest.

Pourquoi ça marche ? Le secret de la réussite de Foursquare réside sans doute dans son côté ludique et sa force de rétribution symbolique. A chaque passage, l’utilisateur accumule des points et des badges. Ainsi, en effectuant un maximum de check in dans son restaurant préféré, il tente sa chance d’en devenir le Maire (Mayor).

De l’autre côté de l’Atlantique, de plus en plus de bars, cafés et restaurants ont compris l’intérêt du nouvel arrivant et mettent en place des offres « Spécial Maires » en proposent d’offrir par exemple un verre ou un sandwich à tout « Foursquarer » de passage.

Foursquare est-il le nouveau Twitter ? Les rumeurs vont bon train à ce sujet, surtout depuis que le nom du co-fondateur de Twitter, Jack Dorsey, circule parmi ceux des investisseurs. Mais ne nous emballons pas, l’utilisation de Foursquare demeure pour l’instant limitée (environ 60 000 membres à ce jour, d’après le New York Times) – et c’est sans doute ce qui fait le charme du service. Face à Facebook ou Twitter et leurs millions d’utilisateurs, Foursquare a un côté intime, ce qui n’est sans déplaire à ses fans.

De « Que fais-tu ? » (Twitter) à « Où es-tu ? » (Foursquare), n’y aurait-il qu’un pas ?

* Athènes, Barcelone, Berlin, Bruxelles, Copenhague, Dublin, Helsinki, San Antonio, Madrid, Manchester, Paris, Prague, Rome et Stockholm

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